Quartier d’affaires Nogent Baltard General
le 20 juillet 2010
Je défends le projet
J’ai participé, mardi 29 juin, au débat sur le projet d’aménagement du centre d’affaires Nogent Baltard, organisé par le Forum politique nogentais à la salle Émile Zola, mise à disposition par la Ville.
Près de 120 personnes y ont assisté, dont des riverains de la place Pierre Sémard. De nombreux adjoints et conseillers municipaux étaient aussi présents.
« Merci d’avoir accepté de participer à cette rencontre, ce genre de débat n’étant pas un exercice facile », a remarqué Cécile Dubois.
Lors de son intervention, qui a ouvert le débat, le maire de Nogent est revenu sur l’historique du projet et l’importance qu’il revêt pour la ville et ses habitants.
« L’aménagement du pôle gare RER-autobus n’a été envisagé qu’à partir de 2001 dans le cadre du Plan de déplacement urbain (PDU) régional qui permettait de requalifier le site de la gare RER A et le parking aérien dit d’intérêt régional, inesthétique à l’entrée de ville et utilisé par peu d’automobilistes. La capacité de 700 places de ce parking a été réduite pour des questions de sécurité mais aussi de fréquentation à 300 places, 135 d’entres elles étant utilisées en moyenne. Un autre déclencheur a été le projet de boucle verte initiée par la RATP, dans le but de valoriser son foncier en créant des logements (dont près de la moitié de logements sociaux sans remettre en cause le parking). Nous nous sommes opposés à l’époque au permis de construire de la RATP et nous avons obtenu gain de cause. En effet, nous envisagions un autre avenir pour ce site qui est l’un des derniers du territoire de la Ville et de la Communauté d’agglomération qui puisse être valorisé et sur lequel nous comptons créer une nouvelle dynamique en matière de développement économique et commercial, et des emplois. »
Une large concertation
Jacques J.P. Martin est revenu sur le concours de type conception-réalisation, le choix du jury en faveur du projet présenté par Eiffage, sa présentation en Conseil municipal en octobre 2008. Il s’agissait alors de définir le périmètre du projet et ses grandes lignes puis de lancer la concertation, qui a été importante entre 2008 et 2010.
« Je suis étonné que certains de mes concitoyens découvrent le projet après plus de 80 heures de débat. »
Le maire a ainsi énuméré le nombre des réunions de travail, réunions publiques, rencontres de quartier, conseils de quartier, ateliers thématiques…, rappelé la présentation du projet suivie d’un débat lors du conseil municipal du 11 janvier 2010 et indiqué que de nombreux outils de communication (blog spécifique, vidéos, lettre sur le projet, questionnaire…) avaient été mis à la disposition des Nogentais.
Á la fin de sa première intervention, il a évoqué l’enquête publique, visant à la mise en compatibilité du POS avec le projet, qui a lieu jusqu’au 16 juillet. « L’enquête publique vient conclure plus de deux ans de concertation et de négociation. Étape déterminante dans l’élaboration du projet, elle définit cependant seulement des potentialités ».
Une fois terminée et agréée après un débat sur le compte-rendu du commissaire enquêteur, elle sera examinée en Commission d’urbanisme puis en Conseil municipal. Viendra ensuite le dépôt des permis de construire par Eiffage. « Ils passeront à la « moulinette » des différents services de la Ville, et seront amendés en cas de remarques. Ils pourront faire l’objet d’un recours pendant deux mois. »
Il a annoncé que les avant-projets feront l’objet, à l’automne, d’une exposition avec maquette.

Jacques J.P. Martin à l’écoute des remarques
Jacques J.P. Martin a ensuite écouté les interventions de différents interlocuteurs : Philippe Cuyaubère, représentant local du Parti socialiste ; Michel Gilles, conseiller municipal d’opposition, Christèle Ribaud représentant l’association « Les portes de Nogent » ; Nicolas Mauduit présentant l’Association des contribuables nogentais (ACN), Laurent Dupuis de l’association « Nogent passionnément », ainsi que des Nogentais.
Face à leurs différents arguments, Jacques J.P Martin a répété que la fiscalité au plan urbanisme va permettre à la Ville de percevoir, dans le cadre du contrat de programme signé avec les partenaires, environ 7 millions d’€. Ils financeront des aménagements de voirie, une partie de la restauration du pavillon Baltard mais seront également réinvestis dans un équipement public culturel en centre-ville.
« Eiffage Travaux publics va prendre plus de 13 000 m2 pour son siège social et amène 500 emplois alors que les autres opérateurs n’apportaient rien et même demandaient une participation financière à la Ville. La RATP reste et se développe sur 2 840 m2 de locaux. Mon objectif est que le projet rapporte tous les ans à la Communauté d’agglomération. Cela nous permettra de ne pas toucher aux taux d’imposition dans les 6 ans à venir. Il permettra d’augmenter de 50 % les bases de contributions sur la valeur ajoutée et le foncier. »
Suite à la remarque d’une Nogentaise, Jacques J.P. Martin a annoncé que le Plan local d’urbanisme serait lancé lors du conseil municipal du 5 juillet. « Nous attendions la transmission par l’État du schéma directeur de la Région Île-de-France (SDRIF) pour validation par le Conseil d’État. »
Place Pierre Sémard
Face à l’inquiétude d’habitants de la place Pierre Sémard, il a répété que la RATP est propriétaire du site. « Aucun permis de construire n’est aujourd’hui déposé, rien n’est arrêté. Le contrat de programme sur la demande de la RATP devait intégrer les potentiels en matière de construction de l’ensemble des terrains appartenant à la RATP sur la gare RER et sur la place Pierre Sémard. C’est pourquoi il ne faut pas aller vite en besogne en pensant que la RATP, suite à une discussion avec moi, utilisera l’ensemble de ses droits à construire sur la place Pierre Sémard. La Ville a négocié pour que la place lui soit rétrocédée dans sa totalité (…) Je tiens à exprimer mon attachement à cette ancienne gare. J’ai été celui qui a demandé l’implantation à cet endroit de l’office de tourisme. Je ne souhaite pas qu’elle reste sous gouvernance RATP. Je ne sais pas ce que demain sera fait car aujourd’hui il y a une protection assez légère vis-à-vis du terrain. Par contre, l’ancienne gare est actuellement inscrite dans le projet de ZPPAUP. »
En conclusion du débat, le maire a encouragé les habitants à donner leur avis dans le cadre de l’enquête publique et insisté sur le fait que ce projet permet à la Ville de se doter d’un outil en matière économique, d’emploi et de commerces.
Un débat très enrichissant
Jacques J.P. Martin a écouté les remarques des habitants, leurs inquiétudes, leurs interrogations.
« Un débat de ce genre est très constructif même si le ton est monté à plusieurs reprises entre les différents intervenants et dans le public et même si certains m’ont invectivé. C’est toujours intéressant d’être confronté directement aux remontées du terrain. Je prends en compte les remarques et les attentes de chacun pour la suite du dossier. Je ne serai en rien, dans ce débat comme dans d’autres, un artisan de polémiques stériles et politiciennes. C’est l’intérêt général qui me guide et l’écoute de mes concitoyens. »
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